Le 15 mai 2026, Miguel Albuquerque a déclaré à l’Université de Madère que la loi portugaise sur la location devrait être modifiée afin de permettre l’expulsion, dès le lendemain, des locataires qui ne paient pas leur loyer. Il a fait valoir que l’accès limité à des logements locatifs abordables et la lenteur des procédures judiciaires exercent une pression supplémentaire sur le marché du logement à Madère. Albuquerque a affirmé que le système actuel complique la tâche des propriétaires qui veulent expulser des locataires mauvais payeurs et a soutenu qu’une personne qui ne paie pas son loyer devrait être mise à la rue dès le lendemain. Il a ajouté que le rôle du propriétaire est de participer au marché, et non de fournir des services sociaux, et que le marché devrait être autorisé à fonctionner correctement. Ses déclarations ont été faites en marge d’une conférence organisée par la Structure de Mission pour le 50e anniversaire de l’autonomie de Madère à l’Université de Funchal, consacrée à la politique de santé et au débat public. L’article souligne qu’à Madère, comme dans le reste du Portugal et dans la plupart des pays développés, l’expulsion nécessite encore des démarches formelles, telles que des avertissements, des audiences, des recours et des délais d’attente, qui peuvent prolonger les affaires sur des mois, voire des années. Il prévient également qu’une accélération des expulsions pourrait frapper plus durement les locataires vulnérables, en particulier les mères célibataires, les retraités, les travailleurs à faible revenu et les familles vivant de pensions de retraite, tandis que l’offre de logements limitée sur l’île rend la recherche d’un autre logement abordable de plus en plus difficile.