Madère a été l’une des zones du pays présentant la plus forte incidence de décès par noyade au cours des trois premiers mois de l’année, selon les chiffres de l’Observatoire des Noyades de la Fédération Portugaise des Sauveteurs (FEPONS). Les données publiées aujourd’hui par la FEPONS indiquent que 57 personnes s’étaient noyées au Portugal au 31 mai de cette année, un chiffre presque identique aux 58 décès enregistrés sur la même période en 2024. La Fédération précise qu’il s’agit du pire début d’année depuis le lancement des relevés de l’Observatoire en 2017, et que le seul premier trimestre a comptabilisé 36 décès par noyade, le chiffre le plus élevé pour cette période depuis 2017. Madère a représenté 11,1 % de ces cas, soit la même part que le district de Braga, et se place juste derrière Coimbra, qui a totalisé 13,9 % du nombre total de noyades. La majorité des décès se sont produits dans des rivières, où 17 personnes ont perdu la vie, suivies par la mer avec sept décès, tandis que d’autres cas se sont produits sur des routes inondées, dans des puits, des réservoirs, des abris portuaires et des piscines privées. La FEPONS a également signalé que tous les incidents enregistrés jusqu’en mars ont eu lieu dans des endroits sans surveillance de sauveteurs, et que les hommes représentaient 69,4 % des victimes, avec une surreprésentation des 20‑24 ans. La Fédération appelle à une réponse nationale coordonnée, axée sur la prévention, l’éducation à la sécurité aquatique et une révision du dispositif de surveillance par les sauveteurs, alors que la saison balnéaire 2026 s’étend du 15 avril au 31 octobre et que Porto Moniz, à Madère, est devenue la première plage du Portugal à ouvrir le 15 avril.
