Réunion du Madeira Consorcio : discussions sur les drones, l’IA et l’indépendance numérique européenne

Lors de la 160e réunion du Madeira Consorcio, qui s’est tenue le 20/06/2026 dans la Galerie, les participants ont regardé le TED Talk « Adam Bry: The invisible infrastructure in the sky ». La discussion s’est concentrée sur la manière dont Adam Bry, issu d’une famille d’éleveurs de moutons en Tasmanie (Australie), a développé des drones pour aider à gérer de vastes étendues de terres et de bétail, avant de fonder plus tard une entreprise qui construit des drones sur mesure pour des tâches spécifiques. Parmi les exemples mentionnés figuraient l’élimination des mauvaises herbes sur les parois de barrages, la pose de prismes pour des connexions laser, la prévention des feux de forêt et le soutien à la Protection Civile et aux Bombeiros de Madère pour la localisation de personnes disparues et la détection de lignes de fumée. Le groupe a également passé en revue les règles relatives à l’usage privé des drones sur l’île, y compris la nécessité d’un brevet de pilote, d’une assurance responsabilité civile pour les dommages, ainsi que de permis délivrés par l’ANAC, l’AAN et, dans certains cas, par la Police forestière et/ou la Capitania. D’autres usages des drones ont été décrits, par exemple la surveillance des Desertas et des Selvagens, les livraisons par Amazon, les largages de médicaments, et même le transport de drogues et de téléphones dans les prisons. La réunion a ensuite abordé les risques militaires et de surveillance liés à la technologie des drones, notamment l’impact de la guerre en Ukraine et la possibilité que de très petits drones soient utilisés pour espionner des personnes ou appliquer des poisons. L’IA a également été évoquée, Sam partageant son expérience avec ChatGPT et notant que de tels systèmes peuvent inventer des « faits » et induire les utilisateurs en erreur s’ils ne sont pas soigneusement contrôlés. La conversation s’est terminée par des préoccupations concernant le pouvoir des milliardaires, l’influence des entreprises de logiciels américaines, ainsi que la nécessité pour l’Europe de conserver ses données, des systèmes de paiement comme Wero, et ses futurs outils d’IA au sein de l’Europe.\n\n—\n​:newspaper: Lire l’article complet